Élection à la FIF : un mauvais départ pour la Commission électorale ?
Les faits sont précis et datés. Le 20 juillet 2026, un premier communiqué fixe la période de dépôt des candidatures du 23 juillet au 10 août 2026 et détaille conditions et pièces à fournir. Le 21 juillet 2026, un second communiqué annule et remplace le premier. Deux modifications apparaissent : le visa juridique est complété (articles 47 et 83 des statuts), contre le seul article 83 la veille, et surtout, l’attestation de régularité fiscale exigée des colistiers du Comité exécutif disparaît de la liste des pièces.
Une question qui fâche : sur quel fondement la Commission avait-elle imposé aux membres du Comité exécutif une pièce que ni l’article 47 des statuts ni l’article 8 du code électoral ne prévoient pour eux ? Était-ce une manœuvre pour empêcher des listes de se faire ? Ajouter une condition non écrite, c’est sortir de son rôle.
À cinquante jours d’un scrutin attendu, une commission électorale n’a droit ni à l’improvisation ni à l’à-peu-près : elle est l’arbitre du jeu, elle n’est pas un acteur qui doit tâtonner.
L’instance a l’occasion de s’expliquer, puisqu’elle convie la presse jeudi 23 juillet 2026 à 12 heures, au siège de la FIF à Treichville, le jour même de l’ouverture des dépôts. Les journalistes attendent des réponses claires sur ce cafouillage inaugural. Car si les règles changent avant le coup d’envoi, qu’en sera-t-il au moment de valider ou d’invalider les candidatures ?
"Deux communiqués en vingt-quatre heures et deux versions différentes des règles du jeu pour l’élection à la FIF. Avant même l’ouverture des dépôts de candidatures, la Commission électorale de Me Kouamé Bi Iritié corrige sa propre copie. Un départ raté qui interroge, à la veille d’une conférence de presse."
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